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L'affaire Reuters alimente le mystère Aung San Suu Kyi


Rédigé par DakarFlash.com, le Mardi 7 Mai 2019 || 39 partages || 0 commentaires

L'affaire Reuters alimente le mystère Aung San Suu Kyi
La prix Nobel de la Paix n'a pas dit un mot sur cette libération qui faisait les titres de la presse internationale, assistant comme si de rien n'était à un Forum sur la "réconciliation religieuse" à Naypyidaw, la capitale administrative. Seul son porte-parole, Zaw Htay, a lâché un sobre commentaire à l'AFP par téléphone: ils ont été graciés au nom de "l'intérêt national sur le long terme", après que leurs familles ont écrit une lettre à Aung San Suu Kyi et au président, Win Myint, signataire officiel de la grâce. Geste de bonne volonté Celle-ci est largement perçue comme un geste de bonne volonté destiné à sortir les autorités birmanes de l'ornière de "l'affaire Reuters", à l'approche des élections législatives de 2020, où le parti d'Aung San Suu Kyi risque de perdre sa majorité absolue au parlement. Et nul ne doute que "la dame de Rangoun" n'ait été partie prenante de cette décision, bien qu'elle n'ait sur le papier que le titre de chef de la diplomatie et de Conseillère spéciale. Le président Win Myint est un de ses plus proches lieutenants, placé au poste de président parce que Suu Kyi elle-même ne pouvait devenir présidente après sa victoire électorale de 2015, la Constitution empêchant tout Birman ayant épousé un étranger d'accéder au poste suprême. Deux raisons évoquées "Aung San Suu Kyi a forcément pris part à la décision, étant donné que c'est une affaire importante suivie par la communauté internationale", analyse Maung Maung Soe, politologue birman interrogé par l'AFP, qui voit la combinaison de deux raisons: les législatives de 2020 et la pression internationale.

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