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La Crei : Une arme redoutable du pouvoir pour traquer ses adversaires !


Rédigé par DakarFlash.com, le Mercredi 7 Mars 2018 || 55 partages || 0 commentaires

Depuis sa réactivation en 2012, la Cour de répression de l’enrichissement illicite(Crei)  a toujours suscité des interrogations de la part des sénégalais. Au départ, 25 personnalités de l’ancien régime avait été épinglés par cette cour mais à l’arrivée, seules trois ont été jugées. Ce qui fait que 17 autres sont laissées en rade pour des raisons que  les sénégalais ignorent.

La Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei) a été réactivée dès les premières heures de la deuxième alternance démocratique dans notre pays. La reddition des comptes étant un principe sacro-saint de la bonne gouvernance, telle que rabâchée par les pouvoirs publics. Mais après 6 ans d’enquête, malgré tout l’armada judiciaire commis et l’argent dépensé, cette traque aux biens mal acquis  n’a pu vider que l’affaire de trois personnalités du régime de Me Wade sur les 25 qui étaient au départ listées. Tant il est vrai que le temps de la Justice n’est supposé  assujetti à aucune pression, mais cette spécificité n’a pas empêché aux sénégalais de se résoudre à ce qu’ils redoutaient. C’est à dire une Crei érigée en arme redoutable pour traquer des adversaires politiques ambitionnant de briguer la magistrature suprême, ou alors d’empêcher le régime en place de tourner en rond. En vérité depuis la réactivation de cette Cour spéciale de Justice, seuls trois dossiers ont été passés à la trappe puis vidés. Il s’agit en l’occurrence de celui de Karim Wade, Tahibou Ndiaye et d’Ayda Ndiongue, l’ex-sénatrice libérale. Ce qui fait que 17 autres dossiers restent en souffrance au parquet spécial .Au demeurant le fait que le Chef de l’Etat trône à la tête du Conseil suprême de la magistrature démontre à suffisance que cette Cour reste à la solde de l’exécutif. Aujourd’hui malgré tout le bruit sur l’argent de la Traque recouvrée et qui ne fait pas l’unanimité au sein de l’opinion, ce coup d’arrêt pour la collecte de l’argent du contribuable confirme la thèse de la sélectivité des poursuites enclenchées par la Crei. Ou presque.

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