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La crise du Golfe dans l'impasse


Le conflit diplomatique qui oppose le poids lourd saoudien et trois de ses alliés arabes au petit mais ambitieux Qatar entre vendredi dans sa quatrième année sans perspective de dégel.

Rédigé par DakarFlash.com, le Mardi 2 Juin 2020 || 27 partages || 0 commentaires

 

Le 5 juin 2017, l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn et l'Egypte rompent avec Doha, qu'ils accusent de soutenir des groupes islamistes radicaux, de connivence avec le rival iranien ou encore de semer la zizanie dans la région avec sa chaîne d'information Al-Jazeera.

Le riche émirat gazier, qui a toujours nié ces accusations, a évoqué ces derniers mois des avancées pour un dégel des liens avec ses voisins qui ne s'est toutefois pas matérialisé.

Ultimatum

Le 24 mai 2017, une déclaration attribuée à l'émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani soutenant mouvements islamistes et critiquant le président américain Donald Trump, est publiée par l'agence de presse officielle du pays.

 

Doha affirme que le site de l'agence a été piraté et que la déclaration est fausse, mais elle est reprise et publiée dans les médias régionaux, en particulier les pays hostiles au Qatar.

Outre les relations diplomatiques, les quatre pays arabes cessent les liaisons aériennes et maritimes avec le Qatar et l'Arabie saoudite ferme la seule frontière terrestre de son voisin.

Des restrictions sont imposées aux déplacements des personnes. Les bureaux à Ryad de la chaîne d'Al-Jazeera, bête noire des régimes arabes, sont fermés.

Donald Trump, qui a effectué en mai 2017 sa première visite à l'étranger en Arabie saoudite, fait écho aux accusations de Ryad en exhortant le Qatar à arrêter de financer "le terrorisme à un très haut niveau".

Le président américain a ensuite changé de ton à l'égard du Qatar qui abrite la plus grande base militaire américaine au Moyen-Orient.


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