Menu
DakarFlash
DakarFlash.com

La deuxième vague pourrait être bien plus féroce que la première


Le biostatisticien de la VUB Kurt Barbé tire à nouveau la sonnette d’alarme. Le scientifique a mis à jour son modèle graphique illustrant les prévisions des hospitalisations dues au coronavirus dans notre pays. Et il met en garde: si nous n’inversons pas rapidement la tendance, la deuxième vague, qui aurait en réalité déjà commencé, pourrait bien être plus féroce que la première.

Rédigé par DakarFlash.com, le Mercredi 22 Juillet 2020 || 177 partages || 0 commentaires

Dans une publication sur Facebook, le professeur Barbé souligne qu’il n’avait pas prévu de mettre à jour son modèle si rapidement. Mais les derniers chiffres des hospitalisations publiés par Sciensano montrent une augmentation plus importante que ce qu’il avait prévu.

“Mon modèle maintient le R actuel (le taux de reproduction du virus, NDLR) à 1,2064. Hier (lisez lundi, NDLR), notre collègue Geert Molenberghs a donné un aperçu des projections que nous avions faites à la mi-mai sur ce à quoi pourrait ressembler une deuxième vague. Je crains que les données ne soient conformes aux prévisions pessimistes qui ont été formulées à l’époque”, explique Kurt Barbé sur Facebook.

Un nouveau pic en novembre

Ainsi, selon le nouveau modèle du professeur Barbé, notre pays est en réalité déjà frappé par cette fameuse deuxième vague. Si le nombre de nouvelles hospitalisations augmente encore très progressivement, tout devrait s’accélérer en septembre pour atteindre un nouveau pic au début du mois de novembre. À en croire le graphique, le pic de novembre serait pratiquement deux fois plus conséquent que celui que nous avons connu en avril. À l’époque, quelque 6.000 patients Covid étaient hospitalisés. Ce chiffre pourrait atteindre 10.000 dans quelques mois. Le nombre de patients en soins intensifs suivrait la même courbe pour le moins effrayante.

 

“Nous avons encore jusqu’au 31 juillet pour inverser la tendance”

Le professeur de la VUB craint que des lockdowns locaux ne soient inévitables. “Nous sommes face à une croissance exponentielle et l’on n’a pas encore suffisamment conscience qu’il s’agit d’un processus de multiplication. Il est lent, ce qui le rend facile à minimiser, mais c’est exactement le danger. Nous avons encore jusqu’au 31 juillet pour inverser la tendance. La stabiliser ne sera pas suffisant”, prévient le biostatisticien. 


Dakarflash2



Nouveau commentaire :