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La grève SNCF démarre fort, le gouvernement prévoit des "jours difficiles" pour les usagers


Avec un TGV sur huit en moyenne et un train régional sur cinq, les cheminots ont donné le ton mardi de la mobilisation contre la réforme de la SNCF, le gouvernement assurant qu'il "tiendra bon" tout en reconnaissant des "jours difficiles" en perspective pour les usagers.

Rédigé par DakarFlash.com, le Mardi 3 Avril 2018 || 58 partages || 0 commentaires

La grève SNCF démarre fort, le gouvernement prévoit des "jours difficiles" pour les usagers
Avec un TGV sur huit en moyenne et un train régional sur cinq, les cheminots ont donné le ton mardi de la mobilisation contre la réforme de la SNCF, le gouvernement assurant qu'il "tiendra bon" tout en reconnaissant des "jours difficiles" en perspective pour les usagers. 

Le Premier ministre, Edouard Philippe, a dit entendre "autant les grévistes" que "ceux qui veulent aller travailler", saluant les "clients et usagers de la SNCF" qui ont "des jours difficiles devant eux, la grève ayant été organisée pour (leur) porter un impact maximal". 

"Bras de fer social" 
Des manifestations ont ponctué la journée, dont une rassemblant plusieurs centaines de personnes à Paris. Présent dans le cortège avant d'en être exclu par des manifestants, le leader de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a jugé qu'il s'agissait du "commencement d'un bras de fer social comme le pays en a peu connu". 

Dans leur viseur: la suppression de l'embauche au statut, l'ouverture à la concurrence et la transformation de la SNCF en société anonyme, prémices d'une future privatisation selon eux. La réforme "n'a pas pour objet de privatiser la SNCF, elle n'a pas pour objet de fermer des petites lignes, elle n'a pas pour objet de revenir sur le statut pour ceux qui sont au statut (de cheminot), mais elle a pour objet de sortir de ce statu quo" qui n'est "plus tenable", a insisté le Premier ministre. 

Le soir sera "plus dur" 
Sur les grandes lignes, la SNCF a recensé un TGV sur huit en moyenne. "Les gens ont anticipé", résume Chloé, opticienne de 32 ans, à Nice. Mais certains comme Emmanuel, 37 ans, redoutaient déjà le retour du soir, qui "sera le plus dur". A Strasbourg, le calme de la gare ferroviaire contrastait avec l'effervescence de la gare routière où les lignes de bus privés faisaient le plein. Nombreux aussi sont ceux qui ont opté pour le covoiturage. Le sentiment des usagers oscillait entre compréhension et agacement, à l'image de Julien Dufresne, manager commercial interrogé à Lille. 

Le mouvement se conjugue dans les airs avec la quatrième journée de grève chez Air France pour les salaires. La compagnie avait prévu d'assurer 75% des vols. "Les négociations se poursuivent", avec "une dizaine de réunions" prévues cette semaine, a insisté lundi Mathias Vicherat, directeur général adjoint de la SNCF. La tempête sociale ne s'arrêtera pas au rail, à Air France ou à la mobilisation des étudiants. La CGT, qui a déposé un préavis dans le secteur de l'énergie, a lancé mardi matin un mouvement dans la filière déchets (public et privé).

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