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Le MFDC met en garde l’Etat du Sénégal et appelle ses combattants à la résistance


Rédigé par DakarFlash.com, le Lundi 22 Janvier 2018 || 188 partages || 0 commentaires

A travers un communiqué signé par le Cercle des universitaires intellectuels (CUI) de la Casamance, le Mfdc a réagi au derniers développement de la crise qui couve le sud du pays, depuis l’exécution de 14 personnes dans la forêt de Bofa. Les opérations de nettoyage annoncées par le Cemga lors de sa première conférence de presse après le drame, s’intensifient de plus en plus. Des affrontements entre l’armée sénégalaises et les combattants rebelles ont déjà fait deux victimes du côté des séparatistes. La gendarmerie, quant à elle, a procédé à l’arrestation de 22 individus dont les 16 ont été placés sous mandat de dépôt par le Procureur de Ziguinchor. Le chargé de mission du Mfdc, Omar Ampoi Bodian a été également cueilli à son domicile, samedi matin, par les les éléments de la section de recherches. Assez de faits qui ont fait sortir les intellectuels et universitaires du Mfdc de leur réserve, pour mettre en garde l’Etat du Sénégal et alerter l’opinion internationale. Extraits !
Le massacre de Bourofaye, une conspiration de l’Etat du Sénégal pour achever le Mfdc
« La branche armée du MFDC (mouvement des forces démocratiques de la Casamance) en dépit de sa division en quatre entités, a profité de la période d’accalmie comme l’armée sénégalaise d’ailleurs, pour se réorganiser militairement en renforçant ses entrainements et ses manœuvres militaires. Donc, nos hommes ne sont pas surpris par cette conspiration de l’Etat du Sénégal pour déclencher la guerre de libération de la Casamance qui devrait avoir lieu un jour ou l’autre. Comme tout observateur, nous croyons au l’adage qui dit « qui veut la paix, prépare la guerre ».

La preuve, ne pouvant pas vaincre la branche armée du MFDC en Casamance seul, le
Président Macky SALL avait fait du problème politique interne Gambien une affaire
personnelle, dans une perspective de pouvoir bénéficier de l’aide de la France ou de la
CDEAO pour attaquer les positions de la rébellion casamançaise avec les moyens militaires
de ces pays déjà cités. D’où la précipitation pour signer le contrat avec Alstom devant construire le Train express pour desservir le nouvel aéroport et le centre-ville de Dakar. Ce manque de courage encore d’affronter seul les combattants aguerris du MFDC, va amener l’Etat du Sénégal a demandé au nouveau Président Gambien une aide en ressources humaines pour aller terminer sa guerre en Casamance, mais l’armée Gambienne va émettre une fin de non-recevoir à la demande du Président sénégalais »

Cheikh Yérim Seck et Jean-paul Dias en prennent pour leur grade
« De même, en réponse à Jean Paul DIAS, si le Président Macky SALL a privilégié ses
négociations avec le groupe du Général SALIF SADIO, c’est parce qu’il sait que militairement ce groupe est très fort. Donc, le fait de vouloir dynamiser un discours démagogique estampillé d’un patriotisme irresponsable, est une tromperie envers les sénégalais qui n’ont pas accès à la bonne information sur la guerre en Casamance.
Les Etats-Unis, la France et plusieurs pays du monde ont déconseillé le Sénégal à privilégier
l’option militaire dans cette affaire, car il sera perdant. Notre territoire sera certes perdant
en cas de guerre, mais nos partenaires internationaux sauront nous aider à la reconstruction, une fois notre indépendance acquise. Nous venons d’apprendre l’arrestation de notre camarade de lutte Ampoi BODIAN par les autorités sénégalaises, nous demandons sa libération immédiate, et le respect de l’article 11 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789. Il a été interpellé durant un débat télévisé et il a juste refusé d’être complaisant dans son intervention téléphonique
avec le plateau »

Vice de forme dans la procédure qui a conduit aux arrestations
« Pour revenir sur les arrestations des auteurs et complices présumés de la tuerie de
BOUROFAYE dans la journée du 06 janvier 2018, nous invitons les avocats de la défense à
soulever toute nullité en cas de vice de forme dans la procédure. Car, dans un semblant Etat de droit, la présomption d’innocence n’est jamais respectée conformément à l’article 9 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789. A cet égard, nous voulons savoir si les gendarmes qui ont procédé aux arrestations des présumés auteurs de la tuerie, avaient présenté une commission rogatoire devant le domicile de chaque prévenu, avant de procéder aux perquisitions. Egalement, nous voulons savoir si après les premières 24h de garde à vue de ces auteurs présumés, ces derniers ont été présentés à un médecin par le Procureur de la République. Le régime de la garde à vue dans cette enquête de flagrance criminelle doit être respecté pour préserver les droits de la défense. Le Procureur devrait d’ailleurs se rendre sur les lieux du crime, pour juste obéir à sa quête de l’élargissement de l’Etat de droit en Casamance. Pour ce faire, nous invitons sans délai, les organisations des droits de l’Homme à se rendre en Casamance pour rencontrer ces détenus dans la maison d’arrêt de Ziguinchor, afin de recueillir leurs avis sur la procédure pénale qui a conduit à leur détention provisoire. Nous espérons qu’un juge d’instruction a été désigné par le tribunal régional de Ziguinchor dès les premières heures de la prise de connaissance de ce massacre de civils casamançais à BOROFAYE.

En ce qui concerne le Journaliste René Capain BASSENE, nous tenons à lever toute
équivoque sur son appartenance au Mouvement des forces démocratiques de la Casamance par rapport aux chefs d’accusations que le parquet sénégalais à créer de toute pièce pour juste l’empêcher d’être objectif conformément à la déontologie de sa profession de journalisme. Monsieur René Capin BASSENE n’est pas sympathisant ni membre du MFDC. Nous rappelons à l’opinion Casamançaise et Sénégalaise que le mouvement des forces démocratiques de la Casamance a suffisamment de ressources intellectuelles pour produire ses communiqués. Ces présumés auteurs de la tuerie de BOUROFAYE actuellement en détention provisoire ne doivent pas servir de bouc émissaire par l’instruction, aux fins de protéger les vrais commanditaires. Le juge d’instruction doit ouvrir une enquête préliminaire dans cette affaire, pour ne va verser dans la facilité ».

Appel à la résistance à l’endroit de toutes les ailes combattantes du Mfdc
« Nous saisissons cette occasion pour demander aux différentes fractions de l’aile
combattante du MFDC de s’unir pour repousser l’ennemie. Le Président de la République a
soufflé le chaud et le froid lors dernier conseil des ministres en demandant à l’armée de
nettoyer la zone tout en voulant mettre la main sur les vrais commanditaires de cette tuerie.
Tous les observateurs savent bien qu’il y a des zones contrôlées par la rébellion
casamançaise. Autrement dit, des zones où l’armée sénégalaise ne s’aventure pas. Donc,
donner de telles instructions au gouvernement est un appel à la guerre contre le MFDC. Pour cela, nous invitons tous les chefs des différentes fractions militaires du MFDC a oublié leurs égos et à rester vigilant, afin de prévenir toute surprise de la part de l’ennemi. Nous profitons pour saluer les sorties de l’association des cadres de la Casamance, qui ont
été objectives à notre grande surprise. »
Avec Pressafrik.com


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