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Le Pds, de père en fils : Wade use… et abuse…


Rédigé par DakarFlash.com, le Mardi 11 Septembre 2018 || 836 partages || 0 commentaires

 

Tout d’abord, de façon probablement cynique, on peut user du pouvoir sans en abuser. Ce qui secoue le Pds aujourd’hui, est la suite logique du film, «le Pds : Les Wade, de père en fils». Des années durant dans l’opposition, Wade se battait avec ses compagnons, mais dés son accession à la Magistrature Suprême, il montre à la face du monde qu’il a un fils qui s’appelle Karim et une fille Sindjéli.

Cependant, son seul garçon est responsabilisé, au point de devenir aux yeux de l’opinion, le successeur de son pére. Cela, Wade ne l’a pas caché. Aujourd’hui, le verrou libéral saute, et Wade est sir le point de perdre celui qui est resté son plus fidéle compagnon de «misére», après la perte du pouvoir en 2012.
Et Wade imposa Karim
La différence de générations joue aussi. Les vieux briscards du Pds, qui ont accompagné et soutenu Abdoulaye Wade pendant plusieurs décennies, ont du mal à se plier aux ordres de leur invisible cadet, avec lequel ils n’échangent qu’au téléphone ou par WhatsApp. « Avec Karim, les relations sont parfois conflictuelles, poursuit notre source. Nous n’acceptons pas qu’il se prenne pour son père, et encore moins qu’il essaie de commander à distance depuis Doha».
D’autres responsables du Pds s’agacent de l’émergence, en dehors des structures du parti, de mouvements de jeunes « karimistes» – qu’ils connaissent mal et sur lesquels, ils n’ont aucun contrôle.
Ce pendant, il y a surtout ce qu’a fait Abdoulaye Wade, au fil des années, pour que son fils se taille un costume de présidentiable. Né six ans avant la fondation du PDS, Karim a assisté aux premières réunions dans la maison familiale de Dakar et aux campagnes paternelles face aux présidents Senghor puis Diouf. « Tout n’a pas toujours été rose pour Viviane et les enfants, tient à préciser un proche du clan Wade. Abdoulaye n’était pas souvent là et il a pris de gros risques pour ses activités politiques, notamment sur le plan financier».
En plein dans l’œil du cyclone, Madické refuse d’être sacrifié…
«Au moment où je m’apprêtais à envoyer un communiqué au journal les ECHOS pour démentir toute forme d’implication dans l’initiative engagée par Monsieur Thiombane dont j’ai pris connaissance à travers la presse, une lettre signée Abdoulaye WADE Secrétaire Général national est publiée dans la presse en ligne », s’est étonné Madické Niang.
Et de poursuivre : «Grande est ma déception en parcourant les lignes de cette lettre. Je suis profondément malheureux de me rendre compte que, malgré toutes les épreuves que nous avons traversées et toutes mes manifestations d’affection profonde pour sa personne, le Président WADE ait pu de se tromper sur mon compte.
En effet, dans sa lettre il a invoqué le TOUT PUISSANT en disant qu’il laissait tout entre Ses Mains. Je voudrais lui dire que je suis très à l’aise dans ce registre. En ce qui me concerne, je jure devant Dieu et devant notre Guide éclairé Khadimou Rassoul, que je n’ai jamais trahi Abdoulaye WADE et que je ne suis ni de près ni de loin mêlé à l’initiative de Thiombane que je n’ai jamais rencontré et avec qui je n’ai parlé pas une seule fois.
Pour la première fois, je n’arrive pas à comprendre les motivations de la démarche d’Abdoulaye WADE d’autant plus que je l’ai déjà saisi d’une lettre confidentielle datée du lundi 03 septembre 2018 qui lui a été personnellement et directement adressée, lettre à laquelle il n’a fait aucune référence et qui, à ce jour, n’a enregistrée de sa part aucune réaction. J’avais choisi cette voie directe et confidentielle parce qu’il s’agit pour moi d’une question importante pour l’avenir du Sénégal qui mérite une réflexion profonde et lucide. Le connaissant je pensais que c’était le meilleur moyen de l’emmener à réfléchir sur mes motivations et de susciter un dialogue direct en me demandant de venir à Doha comme il le faisait à chaque fois que nous devions examiner des questions importantes.
Peut-être ai-je eu tort de penser à sortir mon Parti de l’impasse en proposant une candidature de recours en cas de nécessité ce qui est différent de l’initiative de Thiombane. Soit dit en passant bien que parmi les signataires certains me sont proches ces derniers ne m’ont consulté ni informé de leur décision qu’ils ont prise en toute liberté.
Je pardonne à Abdoulaye WADE de m’avoir prêté des intentions qui sont loin d’être miennes et je prie le TOUT PUISSANT, par la grâce de Khadimou Rassoul, qu’il l’éclaire afin qu’il comprenne qu’il s’est complètement mépris sur mon compte.
Je laisse ainsi les Sénégalais juger et tout en étant sûr qu’ils ne sauraient se tromper sur ma loyauté envers le Président Wade et mon désir profond d’être toujours à son service.
Je lui rappelle les conclusions de la lettre que je lui adressée le 03 septembre 2018 où je disais que : « Je ne saurais terminer sans faire le serment devant Cheikh Ahmadou Bamba notre Guide à tous les deux que je resterai toujours un frère, un ami, un dévoué et que rien ni personne ne pourra jamais altérer notre relation».
Madické a dit haut ce qui se murmurait
Au sein du Pds, la candidature de Karim rejetée provoque des crispations. Après avoir attendu leur candidat en vain pour les législatives de juillet 2017, des cadres du parti ne cachent plus leurs inquiétudes pour 2019 et qualifient son absence de handicap.
« S’il a vraiment une ambition présidentielle, qu’il le dise clairement, s’agace un ponte de la formation wadiste. Plus le temps passe, plus les choses vont se compliquer. Nous ne pouvons pas rester ainsi sans candidat à nos côtés à quelques mois de la présidentielle», murmure-t-on toujours au Pds.


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