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Les aveux malsains d'Alexander Dean, auteur d'un quadruple homicide


Le journal flamand Het Laatste Nieuws est revenu ce week-end sur le quadruple homicide commis il y a un an par le bodybuilder Alexander Dean, en retraçant les faits glaçants, ponctués de ses aveux malsains.

Rédigé par DakarFlash.com, le Lundi 16 Juillet 2018 || 112 partages || 0 commentaires

Les aveux malsains d'Alexander Dean, auteur d'un quadruple homicide
Alexander Dean, 25 ans, est actuellement détenu à Bruges. Il est suspecté d'avoir tué en juillet dernier Jeroen Verstraete, son ex-compagne Maïlys Descamps ainsi que les grands-parents de la jeune femme: Gery Cappon et Marie-José Vanleene.

Caleçon sur les chevilles
Jeroen Verstraete, 39 ans, fut la première victime. Son entourage s'est inquiété pour lui, absent au travail et injoignable. La police l'a retrouvé mort, caleçon sur les chevilles, dans le living du vieux château qu'il occupait à Sint-Amandsberg (Mont-Saint-Amand).

"Aussi humainement que possible"
Dean n'a avoué que lors d'une seconde audition. Il estime avoir agi "aussi humainement que possible".

Frappé à la batte
L'auteur présumé s'est introduit dans la propriété le 24 juillet, en escaladant un mur. Il a attendu sur place une journée entière, fouillant armoires et ordinateur, avant que Jeroen Verstraete ne revienne. Dès son arrivée, la victime a été frappée à la tête au moyen d'une batte de base-ball.

Photos de nu
Alexander Dean a obligé Jeroen Verstraete à se déshabiller, l'autorisant d'abord à garder son caleçon. Il lui a attaché les pieds et les mains et l'a fait asseoir dans le fauteuil. "On devait parler", dit-il. Il n'avait pas digéré que son ex-copine Maïlys, 18 ans, ait posé pour le photographe amateur, pour des photos de nu, entre autres. Selon Dean, les choses étaient allées plus loin, affirmant même que le photographe aurait violé la jeune fille. Aucune preuve n'étaye cependant cette allégation.

La police avertie
Après être tombée sur des photos osées de sa fille, la mère de Maïlys s'était déjà inquiétée auprès de la police qu'un trentenaire laisse ainsi poser une adolescente. Cette information n'a semble-t-il pas été exploitée.

"Il devait payer"
Alexander Dean soutient avoir parlé des heures avec Jeroen Verstraete, de la vie, mais surtout au sujet de Maïlys. Il a aussi cuisiné, pour Verstraete et lui. "Mais à la fin, je lui ai dit qu'il devait payer pour ce qu'il avait fait à Maïlys."

Dernière faveur
D'après ses dires, Dean a laissé le choix à sa victime: "Soit je te coupe le pénis, soit je te tue. Tu choisis". Jeroen Verstraete, désespéré, aurait opté pour la première proposition, mais Alexander se serait ravisé: à ses yeux, le tuer était la seule solution. D'après ses déclarations aux enquêteurs, Dean a accordé une dernière faveur à Verstraete, qui a demandé à mourir avec des photos de ses parents auprès de lui. Il l'a par contre laissé nu après un passage aux toilettes.

La gorge ou le coeur
Cette nuit-là, Dean a imposé un dernier choix à sa proie: mourir la lame sur la gorge ou dans le coeur. Jeroen Verstraete aurait répondu le coeur et aurait même demandé à son bourreau de déplacer son couteau de cuisine. L'agonie était trop longue au goût de l'auteur, notamment parce qu'il avait prévu de repartir avec le dernier train, mais Dean ne voulait pas s'en aller sans être certain que Verstraete ait rendu son dernier souffle.

Des nuits caché sous un trampoline
Arrivé à Bruges, Alexander Dean s'est rendu à vélo au domicile de la mère de Maïlys, à Moere (Gistel), où la jeune fille était retournée vivre après qu'elle l'eut largué, mais personne n'était à la maison. Pendant les interrogatoires, Dean a par ailleurs confié qu'il avait régulièrement passé la nuit dans leur jardin, caché sous un trampoline, pour tenir Maïlys à l'oeil autant que possible. Ce mardi-là, il s'est introduit dans la maison par l'arrière, profitant d'une moustiquaire à l'étage. Comme la veille chez le photographe, il a aussi passé des heures dans la chambre de Maïlys à fouiller ses affaires et son ordinateur, cherchant à savoir si elle avait déjà trouvé un autre petit ami.

Les grands-parents à la rescousse
En rentrant du travail, Maïlys a cru voir une silhouette derrière la fenêtre. Elle a donc appelé sa mère, qui venait elle d'arriver sur son lieu de vacances en France, pour savoir s'il était possible qu'il y ait quelqu'un à la maison, espérant que ce ne soit pas encore une fois Dean, alors qu'elles avaient déjà dû alerter plusieurs fois la police. La mère de la jeune femme lui a défendu d'entrer seule dans la maison et lui a dit qu'elle allait appeler le grand-père de Maïlys, habitant à quelques rues de là. Les grands-parents de 68 et 65 ans sont alors arrivés peu après. A peine entrés dans le hall, ils se sont retrouvés face à Alexander, disant vouloir parler à son ex.

Se remettre ensemble
Dans sa version donnée aux enquêteurs, Dean a raconté avoir forcé Maïlys et ses grands-parents à s'asseoir dans le living selon des places désignées. Le jeune homme a expliqué vouloir se remettre en couple avec Maïlys et indiqué qu'il s'occuperait bien d'elle.

Aide insuffisante d'un voisin
Pendant ce temps, la mère de Maïlys tentait d'atteindre le téléphone fixe de la maison, inquiète de ne plus recevoir de réponse ni de sa fille ni des grands-parents. Elle a fini par demander l'aide d'un voisin. Appelant sur le seuil, face à la porte d'entrée entrebâillée, celui-ci s'est retrouvé face au jeune barraqué, qui a refermé la porte.

Pas d'idiotie
Lors d'une énième tentative, la mère de Maïlys a entendu une voix masculine se faisant passer pour son père, un mensonge dont elle est certaine. Elle a pu parler une dernière fois à sa fille, qui a tenté de la rassurer: elle ne devait pas s'inquiéter, ils ne faisaient que parler. Au terme de la conversation, Dean a repris le combiné et la mère lui a dit de ne pas faire d'idiotie, ajoutant que la police était prévenue.

Photos du premier meurtre
Selon Dean, tout est allé très vite par la suite. "Je me suis mis à genoux devant Maïlys." Le jeune homme a alors sorti son GSM et montré des photos du photographe tué. "J'ai demandé à Maïlys si elle voulait former à nouveau un couple avec moi. Je l'ai suppliée. Mais elle a répondu d'un 'non' très convaincant."

Alexander Dean a ensuite poignardé Maïlys, son grand-père et sa grand-mère. A l'arrivée de la police, il avait pris la fuite par les champs avoisinants. Toujours vivante, la grand-mère a reçu les premiers soins mais a succombé à ses blessures peu après.

Il est difficile de démêler le vrai du faux dans la version d'Alexander Dean, à laquelle aucune victime ne peut plus s'opposer. L'enquête judiciaire ne permet pas de vérifier toutes ses affirmations, par exemple le fait qu'il ait montré des images du premier meurtre à Maïlys, puisque son téléphone n'a jamais été retrouvé. Il dit s'en être débarrassé pour éviter que la police puisse le tracer dans sa fuite. Celle-ci n'aura duré qu'une vingtaine d'heures avant qu'il soit arrêté dans un supermarché à Ostende.

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