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Licencié, un ex-ingénieur attaque Google pour discrimination contre les hommes blancs


Rédigé par DakarFlash.com, le Mercredi 10 Janvier 2018 || 167 partages || 0 commentaires

 

Chez Google, les débats internes sur la politique de diversité s'étalent en public. En août, James Damore, un ingénieur de l'entreprise californienne était renvoyé pour sexisme après avoir rédigé un plaidoyer contre la discrimination positive de l'entreprise envers les femmes et les minorités. Google estimait qu'il avait violé le code de conduite de l'entreprise. L'employé avait prévenu qu'il n'en resterait pas là: cinq mois plus tard, Damore met ses menaces à exécution et attaque en justice son ancien employeur. Il accuse à son tour Google de pratiquer des discriminations liées au genre, et d'avoir été incapable de protéger ses employés conservateurs contre le harcèlement au travail.

Selon lui, les employés blancs, de sexe masculin et conservateurs seraient «ostracisés, rabaissés et punis» par Google dans le cadre de sa politique pour améliorer la représentation des femmes et des minorités ethniques. «La direction de Google emploie des méthodes extrêmes et illégales pour encourager ses équipes de recrutement à prendre en considération la race et le genre dans leurs critères d'embauche au détriment des employés mâles et caucasiens», est-il mentionné dans la plainte.

69% d'employés masculins

Pourtant, à l'image d'Apple ou d'Uber, Google n'est pas réputé pour être le champion de l'égalité hommes-femmes. En 2017, le ministère du Travail américain a accusé l'entreprise de «discrimination salariale extrême» envers ses employées, encourageant trois anciennes salariées à lancer un recours collectif contre l'entreprise de la Silicon Valley pour avoir été payées moins que leurs collègues masculins. Google est également connu pour la diversité presque inexistante parmi ses employés: 69% d'entre eux sont des hommes et 2% des Afro-Américains, selon ses chiffres.

Malgré ces chiffres éloquents, James Damore, ainsi qu'un autre ancien salarié de Google, David Gudeman, affirment vouloir défendre «tous les employés de Google discriminés en raison de leurs opinions politiques considérées comme conservatrices par Google, (...) de leur genre masculin, (...) de leur race caucasienne». Ils invitent d'autres employés s'estimant victimes de discrimination de la part de Google à les rejoindre afin d'intenter un recours collectif. «Nous avons hâte de nous défendre contre M. Damore au tribunal», a affirmé un porte-parole de Google.

La plainte de James Damore, transmise à la cour californienne de Santa Clara, en Californie, s'accompagne d'une centaine de captures d'écran de conversations internes, censées rester privées. D'après ces documents rassemblés sous le titre «posts anti-caucasien», certains managers de Google voudraient «faire taire» les employés dont les opinions politiques sont trop conservatrices et trop virulentes, notamment à l'égard des femmes.

 La «caisse de résonance idéologique de Google»

À l'origine du renvoi de James Damore, une note interne de dix pages, devenue virale et intitulée «La caisse de résonance idéologique de Google». James Damore y questionnait la politique de discrimination positive de Google à l'égard des femmes. L'ancien ingénieur y estimait que les femmes étaient moins adaptées psychologiquement que les hommes à l'univers particulier des nouvelles technologies. Dans les passages les plus polémiques, il explique que les femmes seraient davantage névrosées que les hommes, ce qui expliquerait la faible proportion de femmes dans les professions stressantes.

Le licenciement de Damore avait déjà été à l'origine de débats internes houleux. A l'été, Google avait même été forcé d'annuler une réunion au sujet du texte écrit par James Damore après que certains employés aient été victimes de harcèlement en ligne.


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