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Marcel Alain de Souza : «Si à midi Jammeh n’accepte pas de quitter la Gambie, la CEDEAO passera à l’intervention militaire proprement dite»


Les troupes sénégalaises et de quatre autres pays d'Afrique de l'Ouest sont intervenues jeudi en Gambie pour forcer au départ Yahya Jammeh, qui refuse de céder le pouvoir au nouveau président Adama Barrow, contraint de prêter serment à l'ambassade de Gambie à Dakar.

Rédigé par DakarFlash.com, le Vendredi 20 Janvier 2017 || 1937 partages || 27 commentaires

Marcel Alain de Souza : «Si à midi Jammeh n’accepte pas de quitter la Gambie, la CEDEAO passera à l’intervention militaire proprement dite»
 
L'opération, baptisée "Restaurer la démocratie", lancée officiellement peu après l'investiture de M. Barrow et le vote unanime d'une résolution au Conseil de sécurité de l'ONU, a été suspendue quelques heures plus tard pour permettre une "dernière médiation" régionale afin de convaincre M. Jammeh de partir en exil. 
  
"On a arrêté les opérations et on a donné un ultimatum" jusqu'à vendredi à midi (heure locale et GMT), a déclaré à Dakar le président de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao), Marcel Alain de Souza.
  
Cette médiation à Banjul, la capitale, doit être conduite par le président guinéen Alpha Condé qui aura auparavant rencontré son homologue mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, initiateur de la précédente mission auprès de Yahya Jammeh mercredi soir. 
  
"Si à midi il n'accepte pas de quitter la Gambie sous la bannière du Pr Condé, alors les troupes vont passer à l'intervention militaire proprement dite", a prévenu M. de Souza, qualifiant les opérations menées jusque là de "tirs de sommation". 
  
"Il est hors de question qu'il reste sur place", a-t-il précisé. "Ce qu'on lui propose, c'est de partir", a-t-il indiqué. 
  
Le responsable de la Cédéao a affirmé que 7.000 hommes au total seraient mobilisés par les cinq pays engagés (Sénégal, Nigeria, Ghana, Togo, Mali) dans cette opération lancée à partir du territoire sénégalais, dans lequel la Gambie est totalement enclavée à l'exception d'une étroite bande côtière. 
  
Les troupes africaines, entrées par plusieurs points du territoire gambien, ont avancé sans rencontrer de résistance de la part de l'armée ou de la police, a indiqué à l'AFP une source de sécurité gambienne. 
  
Le département d'Etat américain a exprimé son soutien à cette intervention, considérant que "son objectif est de contribuer à stabiliser une situation tendue et de tenter de respecter la volonté du peuple gambien". 
  
- Le chef de l'armée célèbre Barrow - 
  
Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a également salué la "décision historique" de la Cédéao, après le vote du Conseil de sécurité avalisant les initiatives de l'organisation, sans explicitement approuver un recours à la force. 
  
Il a appelé Adama Barrow pour lui exprimer "son soutien total" face au refus de Yahya Jammeh de lui céder le pouvoir. 
  
M. Barrow, tout de blanc vêtu, a prêté serment à l'ambassade de Gambie à Dakar peu avant 17h00 GMT devant le président de l'Ordre des avocats gambien Sheriff Tambadou, en présence de nombreux responsables d'organisations internationales et régionales ainsi que de ses deux épouses. 
  
Dans son discours, M. Barrow, élu à la surprise générale au scrutin présidentiel du 1er décembre, a salué "un jour qu'aucun Gambien n'oubliera jamais", avant d'appeler les commandants des forces armées gambiennes à se rallier à lui, sous peine d'être traités comme des "rebelles". 
  
Des scènes de liesse ont éclaté peu après dans les rues de Banjul sans être réprimées par les militaires présents. Le chef d'état-major de l'armée, le général Ousman Badjie, longtemps considéré comme un pilier du régime, a même été vu participant à la liesse des partisans de M. Barrow. 
  
Des avions de combat nigérians avaient mené dans la journée des missions de reconnaissance au-dessus de la Gambie, notamment la capitale, transformée en ville fantôme, magasins clos et habitants terrés chez eux de craintes de violences. 
  
Les évacuations de touristes, notamment britanniques (l'ex-puissance coloniale) se poursuivaient. 
  
Imprévisible et accusé de violations des droits de l'homme par de nombreuses ONG internationales, Yahya Jammeh, arrivé au pouvoir en 1994 par un coup d'Etat sans effusion de sang, dirigeait depuis le pays d'une main de fer. 
  
Malgré les pressions internationales, et abandonné au fil des jours par sa vice-présidente et plusieurs de ses ministres, il s'est obstiné à demeurer en place tant que la justice n'aurait pas statué sur ses recours électoraux. 
  
Le risque de troubles ou d'intervention militaire a poussé de nombreux Gambiens, résidents étrangers et touristes à quitter le pays. Selon les agences de l'ONU, quelque 25.000 personnes, dont une moitié d'enfants, en sont parties depuis le début de la crise. 
  
Avec AFP
 
 

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Du plus récent au plus ancien | Du plus ancien au plus récent

27.Posté par OUZA DIALLO le 20/01/2017 11:10
Car connaissant bien mon ami, le Président Yaya Jammeh, sa devise doit être : “On nous tue, mais on ne nous déshonore pas”. Là, je suis en phase avec lui. Je préfère mourir les armes à la main que d’aller à la Cpi (Cour pénale internationale) surtout en ce moment où les vrais Africains réfléchissent sur comment sortir de la Cpi et du Franc français (CFA). Alors au peuple du Gabu, au peuple gambien de ma belle jeunesse qui m’a tout donné, à mon cher ami, Yaya, à mon frère Adama Barrow, par la grâce de la nuit bénie du Maouloud que l’on vient de célébrer, donnons-nous la main pour une belle réconciliation, pour sauvegarder cette belle paix dans notre sous-région. Rien que pour faire échouer les plans des ennemis éternels de l’Afrique, ces nègres de service dont la seule réussite a été de nous imposer malheureusement la vision malsaine de l’Occident »,

26.Posté par Diao le 20/01/2017 11:08
A en croire notre source, des indiscrétions proches du Palais Sékoutoureya soutiennent qu’Alpha Condé pourrait offrir l’asile au dirigeant gambien qui subit depuis plusieurs semaines la pressions de ses pairs de la CEDEAO et de la Communauté Internationale afin qu’il accepte de rendre le pouvoir à Adama Barrow.

25.Posté par SODA le 20/01/2017 11:04
Yaya Jammeh, devenu officier de l’armée gambienne, est entré dans une colère noire. Ses insultes contre le Sénégal et les Sénégalais ont redoublé

24.Posté par AMINATA le 20/01/2017 11:03
Si peu de récits sont, pour le moment, disponibles sur l’enfance de Yahya, c’est parce que rien d’extraordinaire ne prédestinait ce fantôme broussard aux fonctions qui sont les siennes. 

23.Posté par Kaloufa le 20/01/2017 11:01
Cinq années avant cet acte de haute trahison est né à Kanilaï, l’enfant Yaya Abdoul Aziz Diémé de parents sénégalais devenus du jour au lendemain des gambiens. Ce changement brutal dans la vie des populations de cette partie du Sénégal a créé un grand mal être, transformant des frères et cousins, en citoyens de pays différents.

22.Posté par MOIMOUNA le 20/01/2017 11:00
Ancien soldat subalterne de l’armée gambienne Yaya Jammeh est devenu aujourd’hui l’un des pires symboles de la dictature africaine


21.Posté par Madou le 20/01/2017 10:58
Ancien soldat subalterne de l’armée gambienne Yaya Jammeh est devenu aujourd’hui l’un des pires symboles de la dictature africaine


20.Posté par FALLOU le 20/01/2017 10:56

Beaucoup de ses opposants et même des journalistes ont fait l'objet de répression pendant ses vingt années à la tête de la nation ouest-africaine.

moi je lui en rajoute une autre, et ca fera:
son excellence cheikh professeur alhaji dr. yahya ajj jammeh nasirul deen babili mansa.loukki touu

anumbara mansa jammeh .emmitey kaan nou djou,nou
pio di mansay.nou tampe les faux journalistes et les faux
patriotes ainsi que les tricheurs et les faineants.alnumbara!

yaya djammeh. un fou heureux.


19.Posté par FALLOU le 20/01/2017 10:56

Beaucoup de ses opposants et même des journalistes ont fait l'objet de répression pendant ses vingt années à la tête de la nation ouest-africaine.

moi je lui en rajoute une autre, et ca fera:
son excellence cheikh professeur alhaji dr. yahya ajj jammeh nasirul deen babili mansa.loukki touu

anumbara mansa jammeh .emmitey kaan nou djou,nou
pio di mansay.nou tampe les faux journalistes et les faux
patriotes ainsi que les tricheurs et les faineants.alnumbara!

yaya djammeh. un fou heureux.


18.Posté par FALLOU le 20/01/2017 10:52

Le président Jammeh, arrivé au pouvoir à la faveur d'un coup d'Etat sans effusion de sang en 1994 et il veut aussi.....

17.Posté par FALLOU le 20/01/2017 10:50
Son Excellence Cheikh Professeur Alhaji Dr. Yahya AJJ Jammeh Nasirul Deen Babili Mansa.

16.Posté par KANDÉ le 20/01/2017 10:45
avec son nom kilométrique mais vain Son Excellence Cheikh Professeur Alhaji Dr. Yahya AJJ Jammeh Nasirul Deen Babili Mansa.

15.Posté par KANDÉ le 20/01/2017 10:37
Nous du collectif pour la Non violence l’exhortons à poursuivre le dialogue tout en étant ferme face à Yaya Jammeh»

14.Posté par woury le 20/01/2017 10:36
Le Sénégal et la Gambie sont un peuple indivisible. Nous prions pour que la paix revienne chez nos frères gambiens»,

13.Posté par AMADOU SOW le 20/01/2017 10:35
Depuis le 1er décembre, date à laquelle est survenue la première alternance en Gambie, et le refus de Yaya Jammeh de reconnaître sa défaite, les commentaires vont bon train. Chez les hommes politiques, les avis sont partagés. Si certains pensent que seule l’intervention militaire peut faire plier le Président sortant, d’autres par contre soutiennent que la Cedeao doit continuer à jouer la carte de la diplomatie

12.Posté par WALATAIBA le 20/01/2017 10:34
Lorsque la Gambie éternue, la Casamance tousse. C’est l’avis des membres du collectif «Non à la violence». Son président, Cheikhna Gassama, qui s’exprimait avant-hier, sur la crise gambienne estime que l’usage de la force contre Yaya Jammeh peut engendrer des conséquences  regrettables dans les trois régions du sud Sénégal frontalières à la Gambie 

11.Posté par Abdou le 20/01/2017 10:32
Encore les journalistes sénégalais ne sont pas les bienvenus en territoire gambien. Le président Jammeh leur reproche un manque d’impartialité 

10.Posté par YALIFA le 20/01/2017 10:30
La Gambie ne peut pas rester sans président

9.Posté par Guabil le 20/01/2017 10:26
Le Nigéria et les autres pays membres de la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) préparent une intervention militaire 

8.Posté par AMI GAYE le 20/01/2017 10:24
Bref, si Macky Sall paraît aux yeux de certains comme le méchant qui veut tirer sur Yahya Jammeh et provoqur une instabilité en Gambie, le professeur Alpha Condé pourrait bien apparaître comme le héros, s’il parvient à dénouer cette crise post-électorale.

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