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Menaces de ponction sur leurs salaires : les enseignants demandent à l’Etat d’aller se promener


Si le régime nourrissait le rêve nombriliste de jouer sur les nerfs des Syndicats d’enseignant en brandissant la probabilité d’une ponction sur les salaires, eh bien, il pédalerait dans le vide. Parce qu’au détour de leur marche d’hier, les Syndicats dit représentatifs, qui sont descendus, hier, dans les rues de Dakar, pour exiger, de l’Etat, le respect des protocoles signés, depuis des années, ont demandé au régime d’aller se promener. Car ils n’en font guère une obsession.

Rédigé par DakarFlash.com, le Dimanche 18 Février 2018 || 92 partages || 0 commentaires

Le Gouvernement peut déchanter. Lui, et ses menaces de ponctions sur les salaires des enseignants. En effet, fortement mobilisés, hier, lors de leur marche, les Syndicats d’enseignant ont déclaré qu’ils n’en ont cure d’une quelconque ponction devant être opérée sur leurs salaires. D’ailleurs, à ce sujet, «nous sommes prêts à tout, pour obtenir gain de cause, malgré la menace sur la ponction des salaires qu’ils ont prévu de mettre en exécution, à compter de la fin du mois de février», a déclaré Saourou Sène. Avant de poursuivre : «nous ne reculerons devant rien, ni sous la menace, ni devant l’intimidation, et s’il s’agit de faire une ponction sur les salaires, qu’ils comment par les Sg, d’abord».

Après avoir demandé à observer «une minute» de silence, à la mémoire des trois enseignants décédés, récemment, à Fatick et de Mamadou Diop qui fut enseignant, tué, lors d’une manifestation, à la veille des élections de 2012, Abdoulaye Ndoye dit : «nous allons résister, à l’image des chemineaux en 1947. Après 160 jours de résistance, de faim, de menace de répressions, les grévistes sont parvenus à faire plier le colon. Nous, nous parviendrons à amener le Gouvernement à satisfaire toute nos revendications». Aussi,  dit-il au Président de la République : «si on veut avoir un développement économique, social et culturel, il faut avoir un développement des connaissances ; donc, de l’école ; les dépenses de l’école sont des dépenses de souveraineté nationale». Et le Sg du CUSEMS de poursuivre : «les candidats à la prochaine élection présidentielle devront, obligatoirement, présenter un programme pour l’école». «On n’acceptera plus d’être du bétail électoral, nous sommes le savoir, nous sommes l’avenir de l’histoire», a-t-il précisé. Et pour finir, Abdou Faty, qui signale qu’ils ne sont pas des «maîtres-chanteurs», appelle toujours à la « résistance ».

Tous les Secrétaires généraux des Syndicats d’enseignants dits représentatifs étaient présents sur les lieux, à l’image de Abdoulaye Ndoye, Secrétaire général du Cadre unitaire des syndicats de l’enseignement moyen et secondaire (CUSEMS), Saourou Sène, Sg du  Syndicat autonome des enseignants du moyen secondaire  (SAEMS), Abdou Faty, patron du Syndicat des enseignants libres authentiques (SELS/A), Moustapha Sagnane du Syndicat national des enseignants en Langue arabe du Sénégal (SNELAS/FC), des représentants de l’Union démocratique des enseignants et enseignantes du Sénégal (UDEN) et du Syndicat des enseignants libres du Sénégal (SELS).

Avec une forte mobilisation, les manifestants ont fustigé le comportement déplorable du Gouvernement à leur endroit. Ils protestent contre le non-respect du protocole d’accord signé avec le Gouvernement, depuis février 2014, le non-respect des engagements dans les Procès-verbaux en avril 2015, la non-prise en compte, par le Gouvernement du Sénégal, des résultats de l’étude sur le système de rémunération de la Fonction publique, qui relève des disparités énormes, en défaveur des enseignants, les multiples dysfonctionnements dans le secteur de l’éducation, mais surtout le manque de volonté notoire de l’Etat pour matérialiser ses engagements.


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