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Mouhamed Lamine Mballo alias Abou Zirkifli « J’ai été piégé par des Maures qui m’ont amené à Boko Haram »


Rédigé par DakarFlash.com, le Mercredi 18 Avril 2018 || 90 partages || 1 commentaires

Mouhamed Lamine Mballo alias Abou Zirkifli « J’ai été piégé par des Maures qui m’ont amené à Boko Haram »

Trois accusés ont défilé, hier, à la barre de la chambre criminelle de Dakar dans l’affaire Imam Ndao et Cie. Parmi eux, il y avait le jeune Mouhamed Lamine Mballo alias Abou Zirkifli. Ce garçon qui était partie en Mauritanie pour approfondir ses études coraniques, a été embarqué direction Boko Haram. A la barre, hier, il a donné sa version des faits. A lire également les déclarations des autres accusés.

Mouhamed Lamine Mballo alias Abou Zirkifli, ce jeune garçon né en 1994, a été entendu, hier, par la chambre criminelle de Dakar. Son passage à la barre de cette juridiction n’est pas passé inaperçu. Car c’est lui qui déclarait à l’enquête préliminaire avoir été dans le fief de Boko Haram où il a subi des entrainements. Il disait également devant les enquêteurs que leur objectif était d’installer une base de djihadistes à Kédougou, dans une zone où il y avait beaucoup d’arbres et non loin d’une cours d’eau. Cependant, devant le juge, il a nié avoir tenu ces propos, arguant que ce sont les gendarmes qui ont tout inventé. Toutefois, il a reconnu avoir été piégé avant d’être conduit dans le fief de Boko Haram. Il a confié au tribunal : « j’étais en Mauritanie où j’apprenais le Coran. Un jour, trois Maures se sont présentés devant moi. Ils avaient prononcé mon nom ainsi que les noms de trois autres enfants avec qui j’étais dans un internat. Ces gens nous ont dit que c’est Moussa Mbaye qui nous avait mis en relation. Les Maures m’ont dit qu’ils viennent toujours prendre des enfants pour les amener faire un concours en Egypte. C’est comme ça qu’ils m’ont piégé pour m’amener au Nigéria ». A la barre, le sieur Mballo a indiqué que dans les voitures des Maures, on leur avait donné à manger et à boire. Quelques instants après, ils étaient plongés dans un profond sommeil. « Je ne peux pas vous dire les péripéties de notre voyage parce que je dormais. Mais je peux vous dire qu’une fois dans le fief de Boko Haram, les Maures ont commencé à changer de visage. Ils nous ont dit que vous êtes au Nigéria et avant d’aller en l’Egypte pour le concours, il va falloir faire des entrainements. On nous réveillait très tôt le matin pour courir et faire des entrainements. Je leur ai dit que je ne connaissais pas ça. Apprendre le Coran ne rime pas avec courir et faire des pompes », a-t-il dit au juge.

« J’ai été torturé à Boko Haram parce que… »

A l’en croire, les gars de Boko Haram l’ont torturé pour qu’il fasse les entraînements, mais il avait refusé. C’est ainsi qu’ils l’ont amené à Sambissa pour apprendre le Coran. Où étant, il a été surpris de rencontrer le nommé Moussa Mbaye. Sur une question de savoir est-ce qu’il avait un nom de guerre parce qu’il se faisait également appeler Abou Zirkifli, il se dit être surpris par ce surnom. « J’ai été étonné d’apprendre qu’on me surnommait Abou Zirkifli. Mon père m’a baptisé Mouhamet Lamine Mballo. Je n’ai jamais participé aux combats. J’ai été tout simplement victime de kidnapping », a-t-il répondu. Le juge de relancer : « pour votre retour au Sénégal, vous aviez dit que vous avez un projet de construction d’une base djihadiste au Sénégal ». « Pour mon projet de retour, j’ai parlé avec Moussa Mbaye qui était entouré par des gens en turban. Moussa Mbaye m’a dit qu’il voulait me garder jusqu’à ce que je sois grand pour combattre pour la religion musulmane. Je lui ai dit que je voulais rentrer. Moussa Mbaye m’a rappelé avant de me mettre en rapport avec Abdoulaye Cissé et un Malien qui est décédé en cours de route. Nous avons marché de Sambissa jusqu’à la frontière », a-t-il dit. Avant de poursuivre : « nous avons rencontré des hommes de tenue qui nous ont donné à manger avant de nous entendre. Les militaires nous ont dit que cette zone était dangereuse. Par la suite, j’ai été interné quelque part avant d’être rapatrié au Sénégal. A mon retour, j’ai voyagé en Guinée où j’ai changé de nationalité pour avoir la nationalité guinéenne ».

Accusé Daouda Dieng : « je ne peux pas confirmer que mon frère est un djihadiste »

Auparavant, le tribunal avait écouté l’accusé Daouda Dieng. Né le 2 décembre 1978 à Diourbel et maçon de son état, il est marié et père de 5 enfants. Après la lecture des charges qui pèsent sur lui, Dieng a nié les faits. Il a été attrait à la barre pour être en contact avec de présumés djihadistes tel que Abou Hamza Ndiaye, un ami sur facebook. « J’ai beaucoup d’amis sur facebook. Pour l’accusé Makhtar Diokhané, c’est mon frère Cheikh Ibrahima qui m’a dit qu’ils ont ouvert un daara à Nietty Mbar, avant de déménager à Gadaye. J’ai placé là-bas mon enfant ». Lorsqu’on lui a demandé où se trouvait son frère, il a rétorqué que ce dernier est décédé au Nigéria. « Mon frère m’avait dit qu’il allait en Mauritanie pour étudier car il peinait à trouver du travail au Sénégal. Il a voyagé avec Moustapha, Moussa. Quelques temps après, j’ai appris qu’il était décédé », a-t-il dit. Selon la rumeur, son frère a été tué au Nigéria où il était parti faire le djihad. « Quand j’ai appris son décès, j’ai appelé Abdoulah Bop qui m’a donné le numéro de Makhtar Diokhané. Ce dernier m’a demandé de raccrocher, il viendra chez moi. Quand il est venu à la maison, il a démenti le décès de mon frère. C’est plus tard qu’on m’a confirmé de son décès. Je ne sais pas si mon frère était un djihadiste ». Seul accusé à comparaître libre, Daouda Dieng a soutenu qu’il ne connaît pas Imam Ndao et que sa conception du djihad est de s’éduquer et d’éduquer ses propres enfants. Je ne sais pas qui a influencé mon frère.

Alioune Badara Sall : « Je suis pour un djihad interne et non pour le djihad violence »

Il faut dire que le tribunal a également entendu l’accusé Alioune Badara Sall. Né le 17 octobre 1975 à Dakar, il est marié et père de 7 ans. Formateur en génie civil de son état, il est Directeur général du Groupe actif Sarl. Poursuivi pour association de malfaiteurs en vue de financer le terrorisme et financement du terrorisme, il a nié les faits, mais a reconnu être membre d’une association de frères musulmans. « Je milite dans l’association des frères musulmans de Rufisque-Bargny. C’est une association où le bureau est restreint à 5 membres, mais elle est ouverte à tout le monde. Son objectif est d’enseigner les pratiques de la religion et favoriser l’entraide entre les musulmans. Il y a des élèves et des étudiants. Dans cette association, on privilégie la personne. Nous avons même eu beaucoup de membres du groupe qui ont été majors dans leur promotion ». Sur une question de savoir est-ce qu’il reconnait un de ses coaccusés, il a déclaré connaître Makhtar Diokhané. « Je lui avais confié mes enfants. Il était un maitre coranique qui enseignait à Bambilor. Il n’y avait pas une relation particulière à part son comportement ». Sur ses relations avec Imam Alioune Ndao, il a soutenu qu’il ne le connaissait que de nom. « Je n’avais jamais écouté ses prêches. Nous avons eu à nous entretenir au téléphone une fois. Et c’est parce qu’il y avait un problème sur le croissant linéaire. Certains disaient que la lune était apparue et d’autres disaient le contraire. Je l’ai appelé pour savoir ce qu’il en pensait. Il m’a répondu par l’affirmative. Quand on appelait, on nous demandait à quelle tarikha nous appartenions pour qu’on accepte notre information. Quand vous dites que vous êtes ibadou, on s’abstient », a-t-il déclaré. Pour ce qu’il pense du djihad, l’accusé Alioune Badara Sall a expliqué : « le djihad fait partie de l’Islam. Ce sont des étapes et, à chaque personne son djihad. Ma conception du djihad c’est de travailler, m’efforcer moi-même à appliquer la religion. Je suis pour un djihad interne et non pour le djihad violence. Je ne suis pas un partisan de la violence ». Par ailleurs, il a révélé qu’il y a un contrat qui liait son groupe à Makhtar Diokhané. « Je devais acheter un terrain et lui construire un immeuble à usage d’habitation. Le terrain se trouve à Keur Ndiaye Lo (…). Makhtar m’avait confié 12 mille euros. Avec ça, je devais acheter le terrain et y construire. On a fait la conception du plan, on a fait les études et un planning d’exécution. Quand on a voulu démarrer la construction, l’équipe est partie sur le terrain et on a trouvé que le terrain était litigieux. Je lui ai dit que le montant était insuffisant », a-t-il soutenu.


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1.Posté par VANESSA le 18/04/2018 12:25

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