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Naufrage de migrants en Libye : le temps des accusations et des démentis


Rédigé par DakarFlash.com, le Mercredi 18 Juillet 2018 || 57 partages || 0 commentaires

 

D’après les secouristes de l’ONG espagnole Proactiva Open Arms, les garde-côtes libyens ont abandonné lundi 16 juillet des migrants dont le canot pneumatique avait fait naufrage en pleine mer. Faux, ont rétorqué les garde-côtes.

Une femme encore en vie et deux cadavres sur les restes d’un canot entièrement dégonflé à environ 80 milles marins au nord-est de Tripoli. C’est la découverte que les secouristes de Proactiva Open Arms disent avoir faite ce mardi 17 juillet au large de la Libye.

Ces secouristes, de retour sur zone après des semaines d’absence, s‘étaient rendus sur les lieux après avoir entendu lundi soir des échanges radio entre un cargo panaméen et la vedette “Ras Jédir” des garde-côtes libyens à propos d’un canot en détresse.

L’ONG espagnole accuse les Libyens d’avoir récupéré les migrants qui se trouvaient à bord, mais d’avoir abandonné les deux femmes et l’enfant. Interrogés par l’AFP, les garde-côtes ont démenti, assurant que les deux opérations de secours qu’ils ont menées lundi concernaient d’autres canots.

Près de 3 jours sans manger ni boire….en mer

Sur le premier canot, 158 personnes ont été récupérées à 16 milles au large de Khoms, relativement loin de la zone où le radeau a été repéré. Le second a en revanche été secouru par la vedette “Ras Jédir” dans la nuit de lundi à mardi à 76 milles au nord de Garaboulli, très près de l’endroit où a été retrouvé le radeau.

Il y avait 165 migrants sur ce second canot, dont 34 femmes et 12 enfants, qui dérivaient depuis samedi, soit plus de 60 heures sans eau ni nourriture, ont précisé les garde-côtes, ajoutant avoir récupéré le corps sans vie d’une fillette âgée d’un mois. Dans un communiqué, les garde-côtes ont cependant rappelé leur manque de moyens, en particulier pour la surveillance et le sauvetage de nuit.

En général, ces derniers ne ramènent pas les corps des migrants retrouvés morts en mer. Ayant rarement les moyens de récupérer les personnes à l’eau, ils expliquent concentrer leurs efforts sur les vivants, et sont également confrontés au refus des autorités à Tripoli de prendre ces corps en charge à l’arrivée au port, par manque de place dans les morgues ou les cimetières.


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