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Niger : plaidoyer en faveur de la libération de 26 acteurs de la société civile


Rédigé par DakarFlash.com, le Vendredi 25 Mai 2018 || 73 partages || 0 commentaires

 

Dans une lettre ouverte, dix ONG internationales de défense des droits de l’homme appellent les autorités niégriennes à libérer les 26 acteurs de la société civile arrêtés il y a deux mois lors des manifestations contre la loi de finances 2018.

Il y a deux mois jour pour, près de 26 activistes d’ONG étaient arrêtés par la Force publique. C‘était lors des manifestations contre la loi de finances exercice 2018. Une loi jugée « antisociale » en raison de la création de nouvelles taxes et de nouveaux impôts. Pour la coalition constituée d’ONG et des partis de l’opposition, c‘était une volonté de l’Etat de vouloir « presser le peuple ». Autre grief…. Le gouvernement aurait « accordé des cadeaux fiscaux d’une vingtaine de milliards de francs CFA » (une trentaine de millions d’euros) aux compagnies de téléphonie.

Ces reproches avaient beau être pertinents, ces marches n‘étaient pas du goût de Niamey qui a procédé à l’arrestation de 26 activistes le 25 mars dernier. Tout en évoquant le chiffre de 8 manifestants arrêtés, les autorités estiment que ces arrestations sont légales.

Ainsi qu’en témoignent les chefs d’accusation semblent bien lourds. « Organisation et participation à une manifestation interdite », « complicité de violences », « agression » et « destruction de biens »….. Plusieurs motifs dont ils devraient répondre devant la barre d’un tribunal. Hier encore sur RFI, le ministre de l’Intérieur, Mohamed Bazoum a évoqué « l’insurrection dont ils (manifestants, NDLR) ont toujours rêvé » pour légitimer ces arrestations.

Des accusations balayées par des ONG internationales.  « L’engagement des organisations de la société civile dans des activités pacifiques est protégé par le droit international pour s’engager dans des activités pacifiques. Elles ont vocation à jouer un rôle essentiel dans la protection et la réalisation des droits humains et de la démocratie. Elles ne devraient pas être considérées comme une menace, mais plutôt comme acteurs de dialogue dans lequel l‘État devrait s’engager », explique souligne Adama Coulibaly, Directeur Afrique de l’Ouest d’Oxfam, une des ONGsignataires de la lettre.

Des ONG inquiètes

Et l’inquiétude, voire la tension est à son comble. « Cette situation inquiète profondément les organisations internationales de défense des droits humains et de développement. Elles sont convaincues que l’élargissement de l’espace civique ne réduit pas pour autant celui du Gouvernement, mais permet au contraire aux citoyens d’engager un dialogue avec les autorités et d’exprimer leurs désaccords éventuels de manière constructive afin d‘être pris en considération », ajoute Coulibaly.


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