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Nigeria : Boko Haram continue sa sanglante purge en son sein


Rédigé par DakarFlash.com, le Mardi 2 Octobre 2018 || 57 partages || 0 commentaires

 

La tristement célèbre secte islamiste aurait éliminé la semaine dernière Ali Gaga, un de ses chefs locaux. Celui-ci, aux dires de la presse nigériane, aurait été exécuté pour ‘‘trahison’‘. L’homme avait semble-t-il nourri le projet de se rendre. Ce qui se paie très cher au sein de la sanguinaire secte. Explications.

 

Si la mort d’Ali Gaga est confirmée, il sera alors le deuxième chef islamiste à être passé par la trappe au sein de Boko Haram en un mois.

La Province d’Afrique de l’Ouest de l’État islamique (l’autre nom de la secte djihadiste) était dirigée jusqu‘à ce jour par trois hommes ; Abou Mossab al-Barnaoui, le numéro un du groupe, toujours à son poste. Venait ensuite Mamman Nur, le numéro deux, qui aurait passé l’arme à gauche en août dernier. Il aurait été exécuté par ses compagnons djihadistes. Le troisième, Ali Gaga, aurait subi le même sort que le second.

Il y a des petits chefs de Boko Haram qui ont négocié leur ralliement, parfois même pour certains, leur intégration dans les forces irrégulières...

D’après les informations fournies par des observateurs de Boko Haram, les deux dirigeants exécutés (Mamman Nur et Ali Gaga) étaient plutôt des partisans de la modération. Ils se seraient même plusieurs fois opposés à l’utilisation de petites filles comme chair à canon (Boko Haram fait d’elles des kamikazes).

Les deux infortunés ne tournaient pas non plus le dos qu dialogue. Leur propension à dialoguer aurait même permis la libération des ‘‘filles de Dapchi’‘ en mars dernier. Pour certains, c’est cette initiative qui aurait précipité les deux hommes dans le ventre de la nuit.

Les modérés, mal acceptés au sein du groupe djihadiste

En effet, les durs à cuire de Boko Haram, les partisans du tout ou rien, auraient exprimé leur mécontentement aux deux dirigeants après la libération des centaines d‘écolières de Dapchi. Pour ces têtes brûlées, le manque de rançon (ou l’absence de partage de la rançon) en échange de la libération des écolières était inacceptable.


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