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Palais de justice - Me François Sarr : « Les fonds politiques existent bel et bien au Sénégal »


Rédigé par DakarFlash.com, le Vendredi 23 Février 2018 || 63 partages || 1 commentaires

 

Dans le cadre du procès dit de la caisse d’avance de la Mairie de Dakar, nombreux ont été les analystes à s’épancher sur l’existence ou non de « fonds politiques » au Sénégal.

D’après Me François Sarr, membre du collectif des avocats de la défense, « les fonds politiques existent bel et bien au Sénégal ».

Il l’a fait savoir lors du procès de Khalifa Sall et Cie, hier mercredi, en ces termes:

« La fausse facture n’a pas de sens, ils veulent dire que lorsque Khalifa Sall a été élu, il a réuni le conseil municipal pour leur demander de l’aider à avoir un sursalaire de 30 millions de francs CFA. Les fonds politiques existent au Sénégal au niveau de l’Etat parce que c’est en lien direct avec la gestion de la ville de Dakar. Nous vous avons produit des témoignages du président Mamadou Diop, Fatoumata Gassama et Pape Diop. Ils ont dit que la ville dispose de fonds politiques. Ceux-ci n’étaient pas effectivement dans la réglementation du Sénégal. L’arrêt Idrissa Seck confirme l’existence de fonds politiques. Le décret de 2012 de la nomenclature budgétaire que j’ai trouvé grâce à l’aide de Dieu, vise expressément les fonds politiques. Dans son réquisitoire, le procureur a dit que les fonds politiques ne sont pas pour le conseil municipal mais pour l’Etat. Ce qui montre que les fonds politiques existent bel et bien au Sénégal » (propos rapportés par « Le Témoin », lus par senegal7.com).

Me Sarr de poursuivre: « Je vous demande de constater, monsieur le président la sincérité de tous les témoignages. Les témoins sont venus de façon spontanée (…) ».

Pour prouver que les collectivités locales s’administrent librement, il a invoqué la loi n°2013-10 du 28 décembre 2013 qui stipule que les « collectivités locales sont dotées de la personnalité morale et de l’autonomie financière » et la « directive de 2011 de l’Uemoa qui régit les collectivités locales. »

En conclusion, le maire de Dakar, Khalifa Ababacar Sall avait pleinement le droit d’utiliser des fonds politiques.


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1.Posté par mousseul le 23/02/2018 23:04
A la lumière de l'analyse de Me François Sarr, M. le Député - Maire Khalifa SALL n'a plus sa place à Rebeuss. Sauf si le Roi de Droit divin en décide autrement le 31 mars !

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