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« Pays de merde » : Et si Trump avait raison ?


Depuis 24 heures, une levée de bouclier sans précédent est notée partout dans le monde, suite aux propos du président américain Donald Trump sur des pays africains qu’il aurait qualifié de « de merde ».

Rédigé par DakarFlash.com, le Dimanche 14 Janvier 2018 || 121 partages || 2 commentaires

« Pays de merde » : Et si Trump avait raison ?

Dans le Larousse, le mot « merde » est synonyme « d’ennui », de « difficultés ». Donc la question qu’on se pose tous, est pourquoi une vérité aussi évidente que nous vivons quotidiennement fait-elle aussi mal ? Trump n’a-t-il fait que dire ce que font les Européens en Libye et dans les camps en Turquie, c’est-à-dire: traiter les réfugiés comme de la merde ?



La réunion se tenait à huis clos dans le bureau ovale, mais les propos du président américain ont vite atterri dans les colonnes du Washington Post. Pourtant, Trump avait été interpellé par des sénateurs américains qui lui suggéraient de restaurer la protection touchant aux immigrants venus de pays comme Haïti, le Salavador et certains pays africains. N’a t-il pas le droit de défendre bec et ongles les intérêts des populations qui l’ont élu? La masse électorale qui lui a permis d’accéder à la Maison Blanche est majoritairement anti-immigration, donc il n’a fait qu’être en phase avec ses promesses de campagne.



C’est pourquoi, le porte parole de la Maison-Blanche Raj Shah a ajouté une couche à la polémique en affirmant que: «Certains politiciens de Washington choisissent de se battre pour des pays étrangers, mais le président Trump se battra toujours pour le peuple américain».


Rappelons que l’administration Trump a mis fin au programme temporaire de résidence qui a permis à des milliers d’Haïtiens de se réfugier aux États-Unis à la suite du tremblement de terre de 2010. Le statut de protection temporaire prendra par ailleurs fin en 2019 pour 200 000 Salvadoriens établis aux États-Unis, ce qui pourrait donner droit à une autre vague de migration vers le Canada.


Car la majorité de nos frères qui empruntent les bateaux de fortune, les embarcations et le désert au péril de leur vie, fuient la famine, la guerre et les autres fléaux engendrés par la mal gouvernance et la corruption qui constituent les seules méthodes de gestion de nos élites politiques. Dans des pays riches comme la RD Congo, au 21e siècle, les populations ont du mal à accéder aux commodités de survie les plus élémentaires comme l’eau potable, la santé, l’éducation.


Au Sénégal, la traçabilité des conditions dans lesquelles notre pétrole découvert récemment a été octroyé à des firmes internationales, est quasi impossible. Les secteurs les plus productifs de notre économie, nos grandes infrastructures sont exploités par des privés étrangers dans la plus grande opacité. Ne sommes nous pas dans la merde?


De plus, les alternances politiques qui étaient les seules voies de changement capables de traduire l’aspiration des citoyens, sont devenues des farces électorales qui reproduisent le même système, les mêmes têtes. Aucun programme ne s’attaque aux problèmes structurels qui nous maintiennent dans le joug de la précarité ambiante. L’enrichissement subite et inexpliqué, la collaboration avec les poings et mains liés sont les points de consensus, le mot d’ordre que se sont donnés tous les aspirants à la présidence de nos destinées. Ne sommes nous pas dans la merde ?


Au final, il serait beaucoup plus avantageux et urgent pour les intellectuels et la jeunesse africaine de se lever comme un seul homme pour faire face à leurs destins qui ne se trouvent que chez eux; et de ne pas se laisser influencer par l’émotivité. Quant aux réactions des chancelleries, elles ne s’inscrivent que dans le voyeurisme, et les jours qui viennent nous édifieront sur la suite.

 

 


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1.Posté par mbaye le 14/01/2018 17:14
Il la raison

2.Posté par mousseul le 14/01/2018 22:59
Beaucoup de Gouvernants d'Afrique foutent leurs Citoyens dans la merde et ça continue !

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