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Présidentielle au Mali : deux femmes veulent bousculer les hommes


Rédigé par DakarFlash.com, le Lundi 18 Juin 2018 || 51 partages || 0 commentaires

 

Le Mali dans l’ambiance de la présidentielle qu’il compte tenir le 29 juillet. A plus d’un mois de l‘échéance, une vingtaine de candidats ont manifesté leur intention de briguer la magistrature suprême. Parmi eux, deux femmes.

Kante Diébou Ndiaye a fait son entrée dans l’arène ce dimanche même. Jusque-là femme d’affaires et entrepreneur, la candidate de 55 ans veut briser le tabou de l’homme au pouvoir au Mali. D’ailleurs, une fois à la tête de ce vaste pays sahélien, elle compte œuvrer pour les droits de la femme, qui selon elle, sont bafoués depuis trop longtemps.

Au micro de RFI, elle assure avoir obtenu tous les parrainages nécessaires pour briguer la présidentielle, et détient également la caution exigée par la Constitution.

La situation semble un peu plus délicate pour l’autre postulante, Rakia Alphadi, 45 ans, qui réside en France. Cette dernière qui préside le parti AFP (Alliance de Forces Politiques du Mali) a encore du mal à rassembler les parrainages à apposer sur sa candidature. Dans un communiqué au vitriol publié en fin de semaine dernière, elle a dénoncé un système « interdit par la Constitution » et la corruption qui en découle.

Des soutiens inquiétants

Pour espérer être retenus pour la présidentielle, les candidats doivent, en effet, être parrainés par soit 10 députés au moins, soit au moins 45 élus communaux.

Si Mme Abidine Rakia Alphadi doit encore remplir ces exigences, elle peut toutefois fois compter sur les mouvements pour la libération de l’Azawad, dans le Nord dont elle est issue, qui soutiennent sa candidature. Un soutien qui suscite des interrogations d’autant que ces mouvements sont considérés comme rebelles par Bamako.

En dépit de tout, le porte-étendard de Tombouctou reste optimiste sur la valeur ajoutée de son programme pour le redressement économique et la réconciliation du Mali. Son principal cheval de bataille, la jeunesse à qui elle compte confier la majorité des affaires courantes du pays, le tout, dans le respect de la parité homme femme.

En 2012, son époux avait également tenté l’aventure présidentielle. Mais il avait ét stoppé net en raison de sa double nationalité. Un handicap qu’elle n’a pas, assure-t-elle. Elle n’a que la nationalité malienne.


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