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Procès Khalifa Sall et Cie : La fin des poursuites réclamée pour les percepteurs Bocoum et Traoré


Rédigé par DakarFlash.com, le Lundi 19 Février 2018 || 74 partages || 0 commentaires

Procès Khalifa Sall et Cie : La fin des poursuites réclamée pour les percepteurs Bocoum et Traoré
Les conseils des percepteurs tentent de jeter une bouée de sauvetage aux deux mis en cause dans l’affaire dite des Fonds politiques de la Ville de Dakar qui a conduit Khalifa Sall et 7 de ses collaborateurs en prison. Défenseurs des intérêts des sieurs Mamadou Oumar Bocoum et Ibrahima Traoré, percepteurs municipaux de la mairie de Dakar entre 2011-2015, ils ont plaidé l’innocence de ces derniers en plaidant la fin des poursuites pour eux.
 

Les avocats dans leur volonté de laver à grand eau leurs clients, ont contesté la culpabilité des mis en cause. Ceux-ci sont poursuivis pour 3 chefs d’inculpations que sont l’association de malfaiteurs ; complicité de détournement de deniers publics et complicité de deniers publics.

Au cours de sa plaidoirie, Me Moussa Sarr s’est attaqué au fait d’association de malfaiteurs. En l’espèce, il a indiqué qu’en l’absence de preuve attestant une entente au préalable entre les mis en cause, l’infraction n’est pas caractérisée.

« Personne n’a eu à dire avoir remis une seule fois le moindre sou à mes clients. Sur les 720 pages que compte de rapport de l’Ige, aucun grief n’a été articulé contre eux. Si la nullité du réquisitoire introductif devait profiter à quelqu’un cela devrait l’être pour nous, nous nous n’avons en principe rien à faire dans ce procès », a-t-il ajouté.

« Nous devons tirer des leçons de ce procès quel que soit l’issue »
Pour ce qui est de la complicité d’escroquerie, il a estimé que ses clients ne sont pas fautifs.

« On ne peut pas nous dire à quel moment nous avons aidé ou assisté à la commission de ces infractions. Il n’y a pas usage de fausse qualité ni de faux nom. Si manœuvre frauduleuse, il y en a, c’est à la confection de ces documents. Sur ces prétendus faux documents, nous n’intervenons en aucun moment. S’il y a faux, nous n’avons participé à aucune phase. Nous ne sommes pas de l’administration communale. C’est des documents signés à l’intérieur de l’administration communale. S’il y a détournement de deniers publics, nous n’en sommes pas comptables, non plus. Les comptables publics ne sont ni juges ni soumis. (…).  Il n’y a rien qu’on puisse imputer à nos clients pour dire qu’ils savaient que c’étaient des fonds politiques. Rien ne peut être articulé contre nos clients », a soutenu Me Sarr.

« Nous avions entendu qu’il s’agissait de procès politiques. De prétendu prétexte et de contexte ont été soulevés. Nous avons préféré discuter des textes pour démontrer que nos clients ne sont pas coupables. Je suis un fonctionnaire. Et sur moi pèse un risque majeur. Ils sont radicalement innocents de toutes les infractions qui leur sont reprochés. Pour nous, il n’y a aucun doute que ce que nous mettons à la disposition du maire de Dakar est une Caisse d’avance et rien d’autre », poursuit Me Sarr.

Avant d’ajouter : « Ce procès, quelle que soit l’issue, nous tous Sénégalais nous devons en tirer des leçons, en tout point de vue ». Et pour conclure, il a indiqué « qu’aucun élément probant ne peut être retenu contre les deux percepteurs ».

Son confrère, Me Mamadou Guèye Mbow qui l’avait précédé a pour sa part plaidé le renvoi des percepteurs Mamadou Oumar Bocoum et Ibrahima Traoré des fins de la poursuite sans peine ni dépens. « Aucune infraction ne peut être retenue contre eux », a-t-il confié.

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