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Sassou N’Gesso : « Nous travaillons à un cessez-le-feu en Libye »


Rédigé par DakarFlash.com, le Jeudi 16 Avril 2020 || 180 partages || 0 commentaires

A la tête du comité de haut niveau sur la Libye, au sein de l’Union africaine (UA), Denis Sassou N’Gesso, le président congolais, déplore le fait que jusqu’à présent l’embargo sur l’importation des armes ne soit toujours pas respecté. Malgré la résolution sur la question du Conseil de sécurité des Nations-Unies. Il a fait la précision dans un entretien qu’il a accordé au journal Le Soleil.

outefois, signale-t-il, « les efforts des parties et de la communauté internationale » sont menés pour aboutir à la conclusion d’un cessez-le-feu. D’autant plus que, confie-t-il, « nos contacts au niveau africain indiquent que le peuple libyen, à travers les chefs de tribus, les chefs religieux, les associations des jeunes, et même des combattants, souhaitent aller vers un forum de réconciliation nationale. C’est d’ailleurs l’objectif de l’UA. Nous y travaillons énormément ». Pour l’heure, il regrette « les ingérences extérieures multiples. »

Outre la Libye, « un forum de réconciliation nationale à Addis-Abeba, (devrait se tenir), dans le meilleur des cas, au mois de juillet 2020 », annonce-t-il.

Quid de ses vœux sur les États-Unis d’Afrique ? « Heureusement que nous croyons encore à l’unité africaine. Mais, pas comme une histoire qu’on pourrait décréter. Je pense, par exemple, que le renforcement des zones économiques appelées CEA (Communauté économique africaine), peut être un grand pas vers cette union. Imaginez une communauté économique solide des États d’Afrique centrale, une Sadec solide. Idem en Afrique de l’Est et dans l’UMA (Union du Maghreb Arabe) qui est quand même le maillon faible. Si on pouvait avoir des communautés solides et gagner la bataille de la mise en place des infrastructures de base, particulièrement celle de l’électricité avec le projet de la Zone de libre-échange, l’Afrique ferait un énorme pas en avant. (…) Désormais, il y a un premier sommet en janvier-février, et le bureau se réunit ensuite pour un second sommet avec les dirigeants des communautés économiques régionales. C’est vous dire l’intérêt que nous accordons au développement sectoriel des économies régionales. Déjà, nos frères de la CEDEAO (Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest) ont fait un premier pas avec l’Eco. Qui peut le plus peut le moins. Ce premier pas de la CEDEAO donnera, peut-être, un véritable signal. »

D’ailleurs, une de ses plus grandes déceptions, « c’est que l’Afrique parle d’une voix discordante, chaque fois que les forces extérieures (la) divise, et (l’) empêche de parler d’une seule voix ».

En attendant, souligne le président congolais, « face au Covid-19, il faut que les Africains s’efforcent de prendre des mesures préventives les plus fortes ».

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