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Soudan du Sud : HRW exige la libération de Peter Biar Ajak, défenseur des droits de l'homme


Rédigé par DakarFlash.com, le Jeudi 9 Août 2018 || 89 partages || 0 commentaires

 

C’est dans un long texte de quelque 1000 mots publié ce jeudi 9 août que Human Rights Watch (HRW) a dénoncé la détention de Peter Biar Ajak, président du Forum des jeunes dirigeants sud-soudanais, une ONG de défense des droits de l’homme du Soudan du Sud.

Peter Biar Ajak a été arrêté le 28 juillet dernier à l’aéroport de Juba. Le doctorant de l’université de Cambridge (Royaume-Uni) s’apprêtait à s’envoler pour Aweil en Grande-Bretagne afin d’assister aux célébrations de la Journée des martyrs organisées par la Red Army Foundation, une organisation nationale d’anciens combattants britanniques.

Interpellé ce jour-là, Peter Biar Ajak est détenu dans les locaux du Service de sécurité nationale (NSS), dans une cellule connue sous le nom de Maison bleue. Ils lui ont permis de rendre visite à sa famille, mais on ne l’a pas encore autorisé à discuter avec ses avocats, selon Philip Sanyang Ngong, un défenseur des droits de l’Homme travaillant pour Avocats sans frontières.

Si jusqu’ici aucune explication officielle n’est disponible, l’arrestation de Peter Biar Ajak est intervenue au moment où des pourparlers de paix étaient en cours à Khartoum entre le rebelle Riek Machar et le président Salva Kiir afin de parvenir à une paix durable au Soudan du Sud. Un pays en guerre civile depuis 2013, soit deux ans après l’indépendance.

Arrêté pour avoir critiqué les négociations de paix ?

Des négociations que Peter Biar Ajak avait sévèrement critiquées en demandant aux deux protagonistes de céder la place à une nouvelle génération d’acteurs politiques capables d‘œuvrer pour une paix durable. Du coup, des observateurs ont établi un lien avec ses sorties.

L’ONG invite ainsi Juba à procéder à la libération immédiate et sans conditions de Peter Biar Ajak. Mais il n’y a pas que Peter Biar Ajak. Selon HRW, de nombreuses personnes sont détenues aussi bien par le gouvernement que par la rébellion. Des détentions que l’ONG qualifient d’arbitraires.

« Le Soudan du Sud a désespérément besoin d’un dialogue public et d’un plus grand respect des droits de l’homme, pas plus de répression et de violations », commente Jehanne Henry, chercheuse auprès de la division Afrique de HRW en Afrique.


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