Menu
DakarFlash
DakarFlash.com

Soudan du Sud : une culture du silence que le #MeeToo n'arrive pas à briser


Rédigé par DakarFlash.com, le Jeudi 8 Mars 2018 || 64 partages || 0 commentaires

 

Depuis sa sécession du Soudan en 2011, le Soudan du Sud essaie de se trouver une place au banc des Nations. L’un de ses défis les plus imminents est sûrement de mettre un terme à l’impunité dont jouissent les auteurs de viols. Dans un contexte de guerre civile, difficile pour les victimes de ce crime, devenu une arme de guerre, d’en parler à cœur ouvert.

Joyce, a osé brisé le tabou. Déplacée dans un camp des Nations unies, elle a entrepris de trouver du boulot lorsque son mari a disparu de la circulation. Nul ne sait à ce jour où il se trouve et ce qui est advenu de lui. Entre de petits boulots de ménagère et de serveuse, Joyce s’est très souvent assaillie par les avances de ses employeurs qui posaient comme condition à son maintien, des rapports sexuels.

“Si vous refusez de coucher avec eux, vous n’aurez jamais de travail”, explique-t-elle. En trois ans, ce sont en tout quatre employeurs qui ont menacé de la licencier si elle refusait de coucher avec eux.

Las de ces pressions, Joyce a jugé préférable de s’adonner au travail du sexe. Une activité à travers laquelle elle pourrait avoir le contrôle sur son corps et gagner davantage d’argent pour s’occuper de ses deux enfants de 4 et 7 ans. Ses agresseurs, elle ne les dénoncera jamais, estimant que les autorités ne la “croiraient jamais”.

Joyce, c’est la voix de milliers de femmes au Soudan du Sud. Des femmes qui, en dépit des nombreuses journées internationales des droits de la femme célébrées dans le monde, continuent d’ignorer leurs droits, et surtout, à se sentir isolées de toutes les campagnes menées à cet égard.


DakarFlash3



Nouveau commentaire :


Dans la même rubrique :
< >