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Synthèse : panique en RDC où Ebola se propage en zone urbaine


Rédigé par DakarFlash.com, le Vendredi 18 Mai 2018 || 149 partages || 0 commentaires

L’inquiétude prend de l’ampleur en République démocratique du Congo où la maladie à virus Ebola vient de toucher une zone urbaine, sortant de son cadre habituel. Qu’est-ce que cela implique ? Quels sont les défis ? Les réponses dans ce papier de synthèse.

Portrait du virus

Ebola est un virus à fièvre hémorragique provoquant une forte fièvre, des vomissements, des diarrhées intenses et souvent, en phase terminale, des saignement internes et externes. Découvert en République démocratique du Congo pour la première fois en 1976, ce virus se transmet entre humains, par le contact direct et étroit avec les fluides corporels d’une personne infectée : sperme, sang, matière fécale, etc. Les symptômes peuvent commencer à se produire entre deux et 21 jours après l’infection, selon l’OMS.

Pour l’heure, aucun traitement spécifique commercialisé n’est disponible pour Ebola alors que le virus est un serial killer. Il tue en moyenne, plus de la moitié des personnes qu’il infecte.

Quels sont les derniers développements ?

La République démocratique du Congo est en alerte, car pour la première fois, le virus a atteint une zone urbaine. Il s’agit de Wangata, l’une des trois zones sanitaires de Mbandaka, une ville de près de 1,2 million d’habitants de la province de l’Équateur dans le nord-ouest de la RDC.

Un cas a été confirmé par les autorités de l’Organisation mondiale de la santé, tandis qu‘à l’heure actuelle, près de 300 personnes sont supposées avoir été en contact direct ou indirect avec la personne contaminée.

Quelles sont les craintes ?

“Il y a un risque réel d’une amplification nationale et régionale”, avoue l’OMS. La première, c’est que Mbandaka est une zone densément peuplée. Située sur le fleuve Congo, la ville met à profit ses nombreuses liaisons fluviales à défaut d’infrastructures routières en bon état. Or, l’une de ces liaisons fluviales relie directement Mbandaka à Kinshasa, la capitale dotée de plus de 10 millions d’habitants. Il suffirait qu’une seule personne infectée atteigne la capitale pour que la situation devienne incontrôlable.

Comment se prépare la réponse ?

L’OMS dit avoir dégagé un million de dollars pour “stopper la propagation d’Ebola dans les provinces et les pays voisins”. Actuellement, l’organisation est à pied d‘œuvre pour rechercher toutes les personnes ayant été en contact avec les personnes infectées afin de circonscrire très rapidement le nombre de cas. Une opération probablement menée de concert avec l’ONG Médecins sans frontières (MSF), également sur place.

Mercredi, avant la découvertes de nouveaux cas à Mbandaka, Kinshasa a réceptionné 5.400 doses d’un vaccin expérimental. Le 8 mai, en effet, les autorités de la RDC avaient déclaré une épidémie d’Ebola dans le Nord-Ouest, près du Congo-Brazzaville. L’OMS a compté au total 44 cas (3 cas confirmés, 20 probables et 21 suspects) et 23 personnes sont mortes, selon un porte-parole de l’OMS.

Du côté du Congo-Brazzaville, les autorités sanitaires, en collaboration avec l’OMSont élaboré un plan de contingence contre Ebola. Ce plan prévoit, entre autres, d’assurer la prise en charge des cas ; de renforcer les mesures d’hygiène, la surveillance épidémiologique, la mobilisation, l’information et la communication.

Ebola a-t-il déjà touché une zone urbaine ?

Oui. C‘était lors de l‘épidémie de 2014 qui a ravagé une partie de l’Afrique de l’Ouest. Le virus avait alors atteint les capitales de la Guinée, de la Sierra Leone et du Liberia. Dans ce dernier pays, notamment, Ebola avait touché le bidonville de West Point, décrit par l’OMS comme le bidonville le plus grand et le plus connu de l’Afrique de l’Ouest avec une population avoisinant les 70 000 habitants.

À cette époque, l’OMS avait été critiquée pour sa lenteur à réagir. L‘épidémie a en effet fait 11 300 morts.

Cette fois, en RDC, l’OMS affirme s‘être préparée au “pire des scénarios”.


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