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Un Égyptien veut être le premier à aller dans l'espace


Rédigé par DakarFlash.com, le Vendredi 24 Août 2018 || 70 partages || 0 commentaires

 

L‘Égyptien Omar Samra revient d’une mission de simulation lunaire axée sur la recherche de facteurs humains dans l’espace.

 

Cet aventurier de l’espace a fait partie de l’équipe SPECTRA, composée de cinq astronautes analogiques qui ont mené 40 projets de recherche sur deux semaines en toute isolation.

L’expérience a eu lieu au centre de simulation de Lunares, dans la ville de Pila, en Pologne.

"Dans le même temps, je travaille à motiver ou à inspirer le plus grand nombre de personnes dans la région arabe et en particulier en Egypte à considérer l'espace comme une question de réalité et non de science-fiction."

“J’ai des responsabilités différentes, en plus d’être en charge de l’ensemble du programme de la mission. Nous étions là pendant 15 jours et pendant ces 15 jours nous étions complètement isolés du soleil, nous mangions des aliments secs, pas de légumes, pas de fruits, rien que de la nourriture séchée”, déclare l’aventurier.

L’installation complètement isolée de l’environnement vise à démontrer à quoi ressemblerait un habitat spatial. L’infrastructure permet la surveillance constante de la santé et des comportements de l’équipage.

La mission avait pour but de fournir un aperçu des traits humains essentiels pour un futur établissement lunaire.

‘‘L’aspect psychologique est un élément très important. Vous placez six individus dans un espace très restreint, nous vivons dans une unité militaire. Tous les lits sont à côté ou au-dessus de l’autre. C’est peu d’intimité. Vous dormez quatre heures par jour et travaillez pendant 16 à 20 heures”, ajoute Omar Samra.

Au cours de la mission, différentes expériences ont été menées, y compris celles utilisant la technologie de la réalité virtuelle.

Samra a été choisi en raison de sa grande expertise dans l’exploration et la navigation en terrains hostiles.

L’expérience visait également à suivre les recherches sur les performances physiques de l‘équipage, et à comprendre comment les astronautes peuvent travailler et vivre mieux dans l’espace.

“Tout ce qui se passe dans l’environnement (environnant) est mesuré : humidité, température, toutes ces choses. Nous enregistrons la pression artérielle, la température, le poids deux ou trois fois par jour pour avoir une image complète du corps dans une telle atmosphère”, termine l‘Égyptien.

Sachant à quel point il est difficile de devenir astronaute, Samra fait maintenant progresser ses connaissances dans l’espoir d’avoir une place lors des missions spatiales privatisées à venir.

Samra était le seul Égyptien et l’une des 40 personnes de l’histoire à avoir terminé le Grand Chelem des explorateurs. Son prochain arrêt, c’est l’espace, espère-t-il.

REUTERS


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