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VIOL COLLECTIF SUIVI DE GROSSESSE SUR MOUNASS: I.Bop et A.Maréga risquent 10 ans de prison


Rédigé par DakarFlash.com, le Samedi 30 Juin 2018 || 1560 partages || 0 commentaires

VIOL COLLECTIF SUIVI DE GROSSESSE SUR MOUNASS: I.Bop et A.Maréga risquent 10 ans de prison

Les prévenus Ibrahima Bop et Assane Maréga risquent 10 ans de prison pour viol suivi de grossesse au préjudice d’une fille de 14 ans. La décision va tomber ce vendredi.

Dix ans de prison ferme ! Telle est la peine requise par le Parquet à l’encontre d’Ibrahima Bop et Assane Maréga, poursuivis pour viol collectif au préjudice de M. S. D, élève en classe de 5ème et âgée de 14 ans. En effet, après plusieurs renvois, le procès s’est finalement tenu, ce 26 juin, devant le tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye. Le substitut du procureur souligne que 4 personnes se sont relayées sur la victime, mais que cette dernière n’a pu reconnaître que les deux prévenus. Mieux, que 2 certificats médicaux ont été versés dans le dossier. Le premier établi au mois de mai a fait état de lésions hyménales, tandis que l’autre a révélé que la petite est en état de grossesse de 2 mois. Justifiant son réquisitoire, le ministère public a indiqué que la circonstance aggravante dans cette affaire est la réunion. Ainsi, dit-il, il y a suffisamment d’éléments pour entrer en voie de condamnation.

Toutefois, les prévenus n’ont pas reconnu les faits. Premier à prendre la parole, Assane Maréga s’est dit étranger aux faits. Le plombier, né en 1989, a déclaré à la barre : ‘’Ce qui se passe m’étonne. Je n’ai jamais entretenu de relation sexuelle avec la fille. Un soir, vers 22 heures, j’ai aperçu Ibrahima avec elle. Mon ami m’a expliqué que la gamine voulait fuguer. Sur son insistance, il m’a demandé de la garder chez moi, le temps qu’il avertisse sa mère. Ce que j’ai accepté. Rien de plus.’’

Son co-acolyte, tailleur de son état, a également nié l’accusation. Condamné à 6 mois et deux ans avec sursis pour vol par le tribunal correctionnel de Dakar, Ibrahima Bop alias Ibou Bop a soutenu qu’en début du mois de décembre, alors qu’il rentrait du boulot, il a été interpellé par M. S. D. Cette dernière, informe-t-il, lui a fait savoir que ses parents voulaient la donner en mariage. Raison pour laquelle elle a fugué. Marié et père de 2 enfants, le prévenu, né en 1998, d’avancer : ‘’Comme je connaissais bien sa famille, je l’ai conduite chez Maréga où je l’ai laissée et je suis rentré chez moi porter un pull-over, parce que j’avais froid. Je comptais également me rendre chez elle pour prévenir sa mère de ce que sa fille voulait fuguer et qu’elle se trouvait actuellement chez un ami.’’

Faisant la genèse des faits qui remontent au courant de janvier dernier, au quartier Daroukhane sis à Wakhinane Nimzatt (Guédiawaye), le père de la victime a expliqué qu’un jour, M. S. D lui a demandé la permission de se rendre chez une de ses copines de classe pour lui emprunter un livre de mathématiques. Ce n’est qu’à 3 heures du matin qu’il reçoit un appel téléphonique d’Ibou Bop. Son interlocuteur l’informe qu’il venait de trouver M. S. D pleurant à chaudes larmes près d’une boutique, avant de la ramener jusque chez elle. Ce n’est qu’après le départ d’Ibou que le papa a remarqué que sa fille, en plus de revêtir un pull-over qu’elle ne portait pas en sortant de la maison, avait une blessure à la main et que plusieurs de ses mèches avaient été arrachées. Interrogée, l’élève n’a pas voulu prononcer un mot et s’est mise à verser toutes les larmes de son corps et à trembler. Elle n’a pas non plus accepté de se faire consulter par un médecin et a refusé d’aller à l’école en déclarant qu’elle n’allait plus jamais y remettre les pieds. M. S. D va disparaître, une seconde fois en avril, avant d’être retrouvée vers 5 heures du matin.

La partie civile réclame 50 millions de F CFA à titre de dommages et intérêts

Debout devant la barre, la petite, voilée, a avoué que la première fois, elle a été interceptée par le tailleur alors qu’elle se rendait chez sa copine. ‘’Il m’a tirée par derrière en me menaçant avec un couteau afin que je le suive chez Maréga. Là, j’y ai trouvé 2 autres individus qui ont tous abusé de moi. Pis, Ibou a juré qu’il allait mettre fin à mes jours si toutefois je disais la vérité à ma famille’’, a-t-elle déclaré. Son père, qui se tenait à côté d’elle, n’a pu retenir ses larmes tout au long des débats d’audience.

Pour l’avocat de la partie civile, les faits sont très simples. Me Abdoulaye Sène de révéler que le sieur Bop est un récidiviste. ‘’C’est un homme dangereux et ses voisins ne me démentiront pas. Les gens ont peur de lui. Dans le passé, il a eu à commettre un meurtre. Il est pire que les vendeurs de chanvre indien’’, a-t-il confessé. L’avocat précise que le prévenu a entretenu avec force des rapports sexuels avec la fille et il veut tromper la religion du tribunal. La robe noire de demander au tribunal de requalifier les faits en viol suivi de grossesse. En sus, il a réclamé 50 millions aux prévenus.
En l’absence de son conseil malade, Ibou Bop a plaidé la relaxe pure et simple. Au moment où Me Makhfouss Thioye, constitué pour Maréga, a sollicité à titre principal la relaxe. Ce, après avoir disqualifié le délit retenu contre son client en recel de détournement de mineure. A titre subsidiaire, il a demandé une application bienveillante de la loi pénale. Délibéré, demain.



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