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Verdict des urnes : Pour que la tradition démocratique sénégalaise soit sauve !


C’est donc ce jeudi que le président de la commission nationale de recensement des votes va publier les résultats provisoires de l’élection présidentielle 2019. Mais au fur et à mesure que l’heure fatidique approche, la crispation augmente, la peur grandit. Parce qu’une tension organisée plane sur le Sénégal et les sénégalais depuis dimanche soir.

Rédigé par DakarFlash.com, le Jeudi 28 Février 2019 || 256 partages || 0 commentaires

« Le second tour est inévitable », vociféraient-ils, vouant aux gémonies une presse subitement devenue partisane à leurs yeux. A leur suite, le Premier Ministre est entré dans cette bataille médiatique, clamant à son tour la victoire de son candidat avec un pourcentage avoisinant les 57% des suffrages. Une sorte de bouée de sauvetage pour l’opposition, qui n’a pas tardé à s’y accrocher, invoquant des résultats préfabriqués que le pouvoir en place s’apprête à faire publier. On prédit le chaos par-ci, la terreur par-là, si le président sortant est proclamé vainqueur au premier tour. Une cohue que l’on n’avait plus l’habitude d’entre depuis 2000 quand, justement « une certaine presse » avait pris la bonne initiative de suivre le vote et d’être en mesure de communiquer les tendances, qui avaient fini par se confirmer, consacrant la chute de Abdou Diouf et l’arrivée au pouvoir de Me Abdoulaye Wade. L’appel téléphonique de Diouf pour féliciter son challenger, le soir même, est resté dans les annales politiques du Sénégal. La chute de Wade en 2012 avait suivi le même schéma. Le rôle de la presse dans le progrès démocratique du Sénégal avait été salué par tous. Aujourd’hui, ces mêmes journalistes sont brocardés, parce des leaders politiques ont décidé de remettre en cause leur probité morale, leur crédibilité, leur professionnalisme, tout simplement. 
Mais il faut le dire, si la presse est ainsi chahutée, c’est parce que l’engagement politique exacerbée et exhibée de certains patrons de presse a porté un mauvais coup à ces organes. Une démesure que des néo-anarchistes veulent utiliser pour ternir l’image d’une corporation jadis louée. 
Disons-le tout de suite, personne n’a le droit, au gré d’intérêts personnels et partisans, de saborder l’acquis démocratique certain que le Sénégal s’est évertué à construire. Que l’on soit du pouvoir ou de l’opposition. De l’avis de tous les observateurs qui ont supervisé cette élection, le vote s’est passé dans la transparence, malgré quelques irrégularités. Seuls les sénégalais décideront qui passera au premier tour ou si un second round aura lieu. Que leur choix soit respecté ! 
Bachir Seck 
 
 

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